Un riche Italien lègue une immense fortune à sa gouvernante marocaine,Khadija, 43 ans, sans le sou hier encore, se retrouve du jour au lendemain, à la mort de son patron italien, à la tête d’une immense fortune, dont un beau patrimoine immobilier.Son histoire a tout d’un de conte de fées sorti de l’imaginaire fécond d’un Charles Perrault des temps modernes...
un veuf octogénaire et esseulé, riche comme Crésus, qui lègue toute sa fortune et son majestueux palais à l’humble dame qui l’a veillé, soigné et accompagné avec abnégation, dévouement et loyauté jusqu’à son ultime demeure. Sauf que le somptueux château de la France médiévale a laissé place à un luxueux hôtel particulier au Sud de l’Italie de 2009, en plein cœur de la Lombardie. Et que la fidèle gouvernante n’est pas une petite villageoise ingénue de la profonde Gaulle paysanne, mais une Marocaine d’âge mûr, débarquée voilà une dizaine d’années à Milan dans l’espoir de fuir la misère et l’horizon incertain de sa ville natale.
Khadija (son identité n’a pas été communiquée, 43 ans, sans le sou hier encore, se retrouve ainsi du jour au lendemain, à la mort de Celso Canova d’un cancer à 83 ans, à la tête d’une impressionnante fortune, dont un beau patrimoine immobilier. A commencer par ce superbe immeuble Art Déco de cinq étages évalué à plus de 10 millions d’euros, sis en plein cœur historique de Milan, rue Borsieri, l’une des avenues les plus chics et les plus cotées de la capitale lombarde, à deux pas de la gare de la Porte Garibaldi.
Du célèbre Il Corriere della Sera à la sérieuse agence ANSA en passant par les sites web communautaires des Marocains d’Italie, la presse italienne a fait ses choux gras de cette histoire pour le moins insolite. Chaque canard tentant de dénicher de nouveaux ingrédients pour rendre le récit encore plus succulent, entre jalousies, basses intrigues des malheureux et l’insouciance excentrique de l’heureuse élue.
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Les petits-enfants de Canova seraient ainsi déterminés à mener une bataille judiciaire contre la gouvernante marocaine, accusée d’avoir usé de ses charmes dans le sournois dessein de faire main basse sur la fortune d’un grand-père dément et sénile, qui s’imaginait que la servante était en permanence à ses côtés alors qu’elle ne travaillait chez lui que 4 heures par jour, entre deux ménages à la rue Canova Torriani. Mis à part l’un de ses petits-fils (l’enfant de sa belle-sœur en fait), qui était hébergé gratuitement à la rue Borsieri et a hérité d’un hôtel 3 étoiles sans prétention à côté de la gare centrale de Milan, les descendants indirects toujours en vie du veuf n’auraient en effet rien obtenu à son décès.
D’autres affirment, non sans une note de sarcasme, que la servante marocaine, aussitôt informée du testament de son défunt patron, s’est hâtée de ramener toute sa “smala” depuis le Maroc pour fêter en fanfare, à grands coups de tambours et de youyous, son fabuleux destin. L’ex-femme de ménage aurait par ailleurs, et en attendant l’achèvement des formalités administratives relatives à la succession, emménagé à l’étage supérieur du bâtiment qui faisait office d’appartements privés pour Canova, dans un duplex de trois cent mètres carrés, équipé notamment de quatre salles de bains et d’un immense jacuzzi. En attendant de le transformer en casbah, plaisantent les locataires des immeubles voisins…
A ceux qui lui envient sa chance terrible, Khadija répond par un sourire amusé, comme revenue de tout. Car aucun d’eux ne sait ce qu’elle a enduré pendant ces dix longues années où elle a fait office de gouvernante, de femme de ménage, mais aussi de cuisinière et d’aide soignante auprès du vieil homme. Jamais elle n’a rechigné à la tâche, se levant tous les matins pour lui préparer son petit déjeuner, le veillant pendant sa sieste l’après-midi, le sortant le soir pour une ballade au crépuscule, lui administrant ses médicaments le soir, se réveillant à l’aube s’il faut pour le soulager du terrible mal qui le rongeait de l’intérieur autant qu’elle pouvait, par des gestes et des paroles réconfortantes. Aux yeux de la gouvernante marocaine, le legs de Don Canova, comme elle l’appelait affectueusement, n’est que la juste reconnaissance pour la patience et l’abnégation de la seule personne qui lui tenu la main jusque sur son lit de mort. Alors, c’est dire si elle n’a cure des racontars.
Les baies vitrées et insonorisés de son coquet logis la protègent des rumeurs d’une rue envieuse. Depuis son jacuzzi, la néo-millionnaire marocaine goûte aux délices de sa nouvelle dolce vitta italienne.
source_maroc-hebdo
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