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Les 26 et 27/2/2010: Les derviches tourneurs de Damas à L'IMA

Les 26 et 27/2/2010: Les derviches tourneurs de Damas à L'IMA

Les derviches tourneurs de Damas se produiront à l'Institut du Monde Arabe les 26 et 27 février 2010 à 20h30. Pendant des siècles, le spectacle des derviches tourneurs a figuré au premier rang de l’imaginaire occidental sur l’Orient. Aujourd’hui, le jeune cheikh syrien Abdel Rahman Abdelmawla perpétue cette tradition, fondée par le théologien Mevlana au xiiie siècle.

 

Cette danse sacrée menant à l’extase, dont le nom, samâ, signifie « audition spirituelle », s’est précisée au cours des siècles, et les plus grands compositeurs au sein de l’empire ottoman l’ont enrichie.Dans un rituel immuable, le maître et ses disciples entrent, vêtus d’une cape noire qui évoque la tombe et d’un haut bonnet conique qui représente la pierre tombale. Se dépouillant de leur cape, les disciples renaissent à la vie, vêtus d’une longue tunique blanche, après avoir salué le maître. À l’image du soleil, ce dernier tourne lentement sur lui-même au centre du cercle, pendant que les disciples, à l’image des planètes, entreprennent un double mouvement de rotation de plus en plus rapide à la fois sur eux-mêmes et autour de lui. Une main s’élève, la paume ouverte vers le ciel pour en recevoir la grâce, l’autre s’abaisse, la paume tournée vers le bas, pour en répandre sur terre les bénédictions.

Les percussions rythment les évolutions des danseurs de façon à la fois sourde et obsédante, mais aussi très variée, en accélérant progressivement les tempos. La flute-ney, instrument par excellence des mystiques, est l’image du souffle divin qui donne vie à toute créature.

Issu d’une vieille famille damascène de longue tradition religieuse, le cheikh Abdel Rahman Abdelmawla a reçu l’enseignement du plus grand récitant du Coran de Damas, cheikh Mohammed Sukkar. À quinze ans, il crée son propre ensemble de dhikr (méthode spirituelle basée sur la répétition) et rejoint l’ensemble d’inchâd (chant religieux) du grand mounchid (hymnode) syrien défunt, le Cheikh Hamza Chakkour.

Pour cheikh Abdelmawla, le but de l’inchâdet de la musique soufie est de hisser l’auditeur à un niveau symbolique élevé de spiritualité. Pour transporter le public dans un rêve damascène, cheikh Abdelmawla s’accompagnera de mounchid et de derviches, ponctués par un simple daff (percussion) et interprétera l’appel à la prière (azan) en groupe, une forme particulière à Damas et réservée à la grande mosquée des Omeyyades de la capitale syrienne.


 

 


les 26 et 27/02/2010 28,60€

20H30

Musique de Syrie


INSTITUT DU MONDE ARABE -AUDITORIUM
1 RUE FOSSÉS ST-BERNARD
Place Mohamed V
75005 PARIS 05
 

 




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